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meteo-historique N°3

29 Décembre 2007 , Rédigé par AAR - AUBENASSON Publié dans #planeur-aar

11:56. Bonjour. Beau temps frais, brise montante légère. T°0.

Historique N°3. Les premiers stages d'été se faisaient avec une autorisation temporaire que l'on renouvelait chaque année. C'est le Préfet qui prenait cet arrêté.

Tout allait bien, d'autant plus que le Secrétaire Géneral du Préfet était membre du club de Valence et nous aidait bien pour obtenir des subventions avec des demandes faites comme il fallait et dans les délais exigés. À l'issue de ces stages Toto innondait la presse de compte-rendus élogieux. Les articles dans Aviasport furent très fructueux. Ainsi, les aero-clubs de France commencèrent à connaitre Aubenasson et sa pente pour les 5 heures mais surtout pour les épreuves d'altitude. Interressé, le club d'Orléans fut le premier à venir grace à Claude Larivière. Nous fimes ensemble un vol en NC854 au départ de Valence et nous avons été chercher l'onde à Omblèze. Ce fut pour Claude une révelation. Tout ceci amena les uns et les autres à réclamer la possibilité de voler toute l'année. Bien que comme tous les paysans nous fûmes réticents à lacher du terrain (c'est le cas de le dire) une bande étroite fut concédée et le terrain devint un aerodrome privé le 6 mars 1964.

Une heureuse erreur postale d'acheminement du courrier nous fit prendre contact avec nos premiers allemands. En effet 3 pilotes de Tübingen: Messieurs Éric Baudermann, Richard Bock, et Richard ???... pensaient voler à Fayence. Ils cherchèrent sur la carte et trouvèrent près de Fayence le village de Seillans. Le facteur de Seillans chercha à qui donner cette lettre et trouvant Saillans dans la Drôme pensa que ce devait être la bonne destination. La poste de Saillans voyant que ça venait d'un aero-club nous la donna. Nous écrivimes donc au club de Tübingen et voila nos trois premiers stagiaires sous leur tente avec un ou deux planeurs. Ils furent enchantés (mon père un peu moins car des souvenirs douloureux étaient encore là). Puis ce fut la boule de neige et les gros stages où l'on vit jusqu'à 30 planeurs bois et toile tirés par trois remorqueurs. Tout ça sans radio avec un patron pour chaque club et un super patron souvent dans ses petits souliers mais dans une ambiance formidable. Nous avions parfois dix planeurs dans la même pompe. Les épreuves de 5 heures, 1000m. et celles tant désirées de 3000 et 5000 pleuvaient. Les arrivées à la nuit tombée étaient stressantes pour qui vous devinez.Les compte-rendus dans la presse allemande, dans Aviasport et autres ont forgé la réputation internationale d'Aubenasson. Les allemands d'Unterjesingen ayant pour président Monsieur Hermann Zanker étaient les plus fortunés. Ils venaient avec les premiers plastiques, un des tous premiers K13 des libelles et autres machines étonnantes pour nous. Leur logistique nous ahurissait. Ils avaient un camion plein de matériel de camping, de pièces de rechange, d'outils, de peinture et nous en profitions bien car en bons français on avait...rien. Ce club avait chez eux deux réunions par semaine obligatoires. Une pour fabriquer des palettes pour le matériel ménager que fabriquait monsieur Zanker (Machines à laver, frigos, congelateurs etc...) l'autre réunion était pour que les mamans prennent leur gôuter et que les hommes travaillent à l'entretein des planeurs. Cette organisation était pour nous KOLOSSALE mais pas applicable ici. Pendant l'hiver ils engraissaient un ou 2 cochons et faisaient des saucisses, jambons , maintes cochonailles pour consommer pendant le stage. Ils allèrent jusqu'a construire un petit pont en bois pour traverser le petit ruisseau du camping. Ce petit ruisseau fut appelé le "petit Neckar". Mais je m'égare et il y en aurait trop à dire....

Un beau jour nous avons reçu une lettre de remontrance nous disant que nous n'avions pas le droit de faire de l'école sur un terrain privé. Ceci nous obligeait à lacher nos élèves à Valence ou à Romans. Ironie de la reglementation; dès que le planeur était en l'air on pouvait faire de la double! Ces restrictions nous amenèrent à faire une demande de conversion vers l' "usage restreint". Alors là, nouvelle série d'épreuves, de formalités, de correspondances stériles. Notre première démarche pour avoir l'usage restreint date de 1969. Elle fut enregistrée en 1970, puis il fallut faire des amenagements, Geneviève acheta un bout de terrain pour porter la piste à 800m. on a bouché et détourné un ruisseau, coupé les peupliers à l'extrémité Ouest Alors on put lancer une enquête publique qui se tremina en 1994. C'est en 1995 que parut l'arrêté ministeriel d'aerodrôme à usage restreint appelé LFJF. Il fallut attendre 1997 pour en arriver au statut actuel. Notre patience fut mise à rude épreuve mais il faut affirmer que nos relations avec l'administration furent toujours courtoises. Il suffit pour rester dans les clous de faire ce qui est demandé ou prouver que vous avez raison et ça c'est pas toujours facile...

À l'année prochaine.              Yvan.

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C
Merci Yvan .pour toutes ces bonnes histoires et tous mes meilleurs voeux à toute la famille. A bientôt peut-être.<br /> Gérard.
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