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Histoires de treuil N°1

18 Décembre 2007 , Rédigé par AAR - AUBENASSON Publié dans #planeur-aar

20:48. Bonsoir. Ça y est! victoire. Merci à "Ceux qui savent". C'est par Internet Explorer que me revoila.

Je commence une petite série d'histoires sur le treuil que j'ai connu lorsque je volais à Valence et pendant les stages d'été à Aubenasson. Années 56 à 62. 

Ceci peut interresser les pilotes d'Aubenasson qui n'ont jamais fait de treuil mais aussi rappeler à ceux qui ont pratiqué, des bons souvenirs et des moins bons car c'est toute une aventure. Il est certain que le matériel et les techniques ont évolué mais pour moi cela reste encore un moyen de lancement qui exige une rigoureuse discipline de sécurité. J'ai vécu trop de péripeties et constate qu'il y en a toujours pour prétendre comme certains le font que ce soit moins dangereux que l'avion.

De toutes façons Aubenasson n'a pas les moyens financiers de se payer les deux systèmes ensemble. C'est ou le treuil ou l'avion et comme l'avion est indispensable l'affaire est réglée.

 Mais savez-vous qu'avec Jean Navas on a essayé ici. On montait à 300m maximum et il était rare que l'on accroche. Ceux qui y arrivaient se maintenaient sur la pente au nord du terrain: mais ne sont jamais arrivé à accrocher Saint-Médard. Il faut dire que le terrain ne faisait que 650m. de long et que du fait de la bosse le cable frottait dur sur le sol tant que le planeur n'était pas sur cette bosse.

Description de l'engin: C'est un chassis à deux roues sur lequel est monté un moteur Ford V8 de 25CV à essence. Il y a un embrayage et une boite de vitesse puis un pont arrière sur lequel à la place des roues sont montés deux tambours d'un bon mètre de diamètre. On peut par des crabots faire tourner soit le tambour gauche soit le droite. Chaque tambour peut être freiné séparement. Le chassis peut être baissé sur le sol pour le maintenir en place. Pour cela les roues sont montées comme une 2CV sur des bras maintenus par des vérins hydrauliques. Pour baisser le chassis on ouvre un robinet à l'entrée des vérins. Pour remonter les roues, il y a une pompe à main qui comme un cric hydraulique envoie de l'huile dans les vérins. Sur certains treuils il y avait un système de trancannage qui répartissait le cable sur la largeur du tambour qui pouvait contenir 1.200m. de cable. C'est un cable d'acier  de 4.5m/m de diamètre. Ce cable à la sortie du chassis est guidé par 4 rouleaux placés en carré. De plus est monté un système de guillotine qui permet de sectionner le cable au besoin.

Tout ça marchait plus ou moins bien si les 8 bougies étaient bonnes, si la batterie était chargée etc... Bien souvent on faisait partir ce moteur à la manivelle. Et puis il ne fallait pas oublier de prendre de l'eau car ces V8 avaient tendance à chauffer. Il fallait aussi de l'huile en quantité pour le moteur et aussi pour les vérins de relevage. Ayant bien des fois oublié l'eau ou l'huile il nous restait la solution de vider nos vessies ou dans le radiateur ou dans le réservoir des vérins!! Il fallait aussi une voiture pour tirer le treuil sur place et pour dérouler les cables vers les planeurs. Lorsque la voiture - une Citroën B2 - était en panne, on avait la possibilité d'aller chercher la jument de Monsieur Pacot (Le Bar de l'Aviation à l'entrée du terrain) mais c'était une poulinière et elle n'était pas toujours en état de supporter nos facéties.

Voila pour ce soir. La suite au prochain numero.

Yvan

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C
Bravo pour la reprise en main du blog : on commençait à s'ennuyer ferme.<br /> Par contre je suis étonné de la puissance du treuil. Ne serait-ce pas 250 cv au lieu de 25 ?<br /> Bonne journée à tous.
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