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Le 17/02/08

17 Février 2008 , Rédigé par AAR - AUBENASSON Publié dans #planeur-aar

Le 17/02/08.

 

Bonjour, croyant le récit de mes aventures arrivé à son terme ; je me suis fait rappeler à l’ordre ; Il m’a été suggéré de raconter « les meringues ». Voila donc

 

Ma chère épouse Geneviève adore les meringues et un dimanche allant chercher le Jodel 112 de l’aéro-club de Crest basé à Chabeuil pour aller à Aubenasson , j’ai acheté chez le pâtissier de Chabeuil quelques meringues. Arrivé au terrain, il y avait là Michel Rey qui en tant que crestois s’occupait du petit entretien du 112 (une merveille de CNRA avec un calage d’aile performant et deux réservoirs). Je demande à Michel si l’avion était en état et si je pouvais le prendre pour Aubenasson. Il me répondit : « Non pas de problème, j’ai fait la vidange et comme à Valence il n’y a plus d’essence ; j’ai été à Saint-Rambert et j’ai fait le plein » Je monte dans l’avion, Michel me lance l’hélice et me voila parti. Tout va bien à bord, mes meringues en place passager. Je monte pour passer directement par La Raye la ligne droite étant la plus courte. Dès la crête passée, j’entame la descente et réduit un peu le moteur, règle le tab. Et là, grosse surprise, le moteur s’arrête. Je pique pour essayer de remettre en route mais rien à faire et l’altitude dégringole. Bon, je vois que je ne peux pas atteindre ni la vallée de la Drôme ni les champs qui bordent la Gervanne. Il faut sans tarder me poser aux vaches. Je trouve un champ qui me parait bien et me prépare à la finale. C’est alors que je me rends compte que ce champ est loin d’être  plat. Il descend à la première moitié puis remonte après. Mais le problème est que la descente me parait égale à mon taux de chute ce qui fait que je ne toucherais pas avant la montée et que je n’aurais pas assez de montée pour m’arrêter en haut. Je renonce à ce champ et en trouve un autre suffisant à 10° à droite. C’est donc là que je vais me poser bien qu’il soit dit et répété qu’il ne faut jamais quitter un champ pour un autre. Je me pose bien à l’entrée du champ. Le Jodel est un  bon avion. Je suis content de moi et l’avion roule doucement en ralentissant… mais catastrophe juste avant l’arrêt une grosse rigole engloutit le train, la queue se soulève, le nez se plante dans le sol et le Jodel s’arête presque à la verticale. De toutes mes forces je donne des coups de dos pour qu’il retombe du bon côté mais non, malchance : après hésitation ce cher avion passe sur le dos. Grâce à Dieu, cet avion avait des bretelles et je les avais mises car ma tête touchait le sol. Bien des pilotes ayant vécu cette expérience sont morts du coup du lapin. Bon pas de panique, ce Jodel n’avait pas d’électricité et le moteur s’était arrêté faute d’essence donc peu de risque d’incendie. Je me détache, casse le plexi de la verrière que je ne pouvais pas ouvrir. Je récupère mon carton de meringue et sort pas très glorieusement en rampant. Je m’aperçois avec horreur que le longeron est cassé. Abasourdi, je m’assois pour reprendre mes esprits et regarde mes meringues. Elles sont en miettes mais Geneviève les a tout de même appréciées.

 

Il faut tout de même vous expliquer ce qu c’est passé. Voila. Lorsque Michel Rey a fait le plein à Saint-Rambert ; les pétroliers avaient vidé la cuve pour l’entretien et il restait beaucoup de saletés dans les filtres de la pompe. Alors ils ont nettoyé les filtres puis fait le plein de l’avion. Avant de repartir Michel a vérifié les purges. Ayant trouvé quelques impuretés il a repurgé et est arrivé à Valence où j’ai pris l’avion ; Mais voila, le filtre de l’avion était PLEIN de saletés. Il aurait fallut démonter ce filtre… N’étant pas sûrs du résultat ; nous n’avons pas voulu attaquer le pétrolier. L’épave a été stockée à Crest, le moteur a été vendu et le reste…brûlé. Quel dommage mais le club de Crest ruiné par cet accident ne s’est pas relevé.

 

Chose curieuse ; ce genre de fantaisie est  propre aux Chivré puisque mon père peu après son lâché en 1916 a passé le Caudron G3 de son Colonel sur le dos ! Et mon frère René a mis aussi un Morane 317 sur le dos à Aubenasson en freinant un peu trop. Atavisme ??? Attention Denis aux trains classiques !!!

Je ne retrouve pas la photo.

 

A demain.                             Yvan

 

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