Potin du27/01/08
27 Janvier 2008 , Rédigé par AAR - AUBENASSON Publié dans #planeur-aar
Bonsoir. Aucune activité aérienne aujourd'hui. Faut s'y faire mais je n'y suis pas habitué. Soit.
Revenons à mes trouilles. Très franchement, j'ai eu certes de grosses émotions mais pas de trouilles à penser que c'est fini que je vais me crasher. Le pilotage vous occupe tellement que vous n'avez pas le temps d'avoir peur. C'est peut-être aussi que blasé après toutes mes aventures bien terminées je deviens serein; ou pire, inconscient du danger. Pourtant ma seule VRAIE trouille est récente. C'est lorsque le Pégase est rentré en flutter. Là, vraiement je pensais que ça allait mal finir car j'étais trop bas pour sauter et le planeur faisait des gestes déspérés. Ce planeur était encore plus inquiet que moi sur son avenir! Malgré le largage la sarabande a duré quelques secondes et c'est ce laps de temps qui fut terrible; Inconsciemment et je ne sais pas trop pourquoi j'ai ralenti la vitesse et sorti les aerofreins. Ce fut plutôt un reflexe. J'ai en même temps fait un rapide demi-tour et me suis posé à contre QFU, soulagé. Mais tout de suite ma sérenité habituelle est revenue. Je me suis dit alors que dans de pareilles circonstances un jeune pilote avait peu de chance de s'en sortir. Cela était arrivé à mon frère et il m'avait dit lui aussi que c'était inquietant. J'ai appris par la suite que cela était arrivé à d'autres pilotes à Valence ou ailleurs, que le G-SAC était au courant, Centrair aussi qui même dans le manuel de vol informe que cla peut arriver le planeur étant ballasté. Gardez quand même pour principe que quoique l'on dise le volà voile comme la montagne peut se réveler dangereux. C'est un sport qui demande du sérieux, de la discipline surtout en montagne. Il faut toujours connaitre ses limites, celles du matériel, de l'environnement.
Cela m'amène à me demander si je dois vous raconter toutes les co.....ies que j'ai fais car c'est sûr j'en ai fais. Je vais y réflechir, mais je ne vais pas vous quitter sans vous avoir raconté celle là... si c'en était une.
C'était à Valence, on faisait l'école avec le biplace Castel-Mauboussin C25S. Le Moniteur de l'époque, qui n'était bien qu'en vol dos, s'amusait avant de se poser à nous faire tous coucher par un passage vent arrière. Ruminant ma vengeance, j'ai pu m'exprimer un jour de pluie. Alors que personne s'y attendait j'ai pu faire coucher tout le monde dont mon cher moniteur dans une grande flaque d'eau. Le passage était assez bas pour qu'ils soient tous bien trempés.
À demain. Yvan