Potin du 18/01/08
18 Janvier 2008 , Rédigé par AAR - AUBENASSON Publié dans #planeur-aar
23.14 Bonsoir. Hier, j'étais absent et suis rentré tard sans avoir le courage de vous donner des nouvelles. Aujourd'hui, je suis là devant mon clavier comme un écrivain devant sa feuille blanche. Je pense vous avoir fait part de tout ce que j'avais pensé mettre par écrit au sujet de mes aventures aeronautiques vécues essentiellement à Aubenasson. peut-être seriez vous intéressés par d'autres aventures vécues en l'air mais ailleurs qu'à Aubenasson. Quelques commentaires de votre part pourraient m'éclairer à ce sujet.
En tout cas, sachez combien l'aviation fut pour mon frère et moi une vraie passion. Et ceci dès notre plus jeune enfance. Des choses comme l'odeur que l'on retrouvait en visitant les hangars pleins d'avions. C'était d'abord l'odeur inoubliable de l'huile de ricin et puis dans les plus gros avions de tourisme quadriplace avec cabine fermée, l'odeur des sièges en cuir et une autre odeur bien spéciale qui venait je ne sais d'où mais que nous retrouvions toujours avec exstase. C'était aussi parfois tenus par la main de notre père en uniforme de service le dimanche où nous visitions les hangars militaires de Bron. Le salut des mécanos suivit d'une franche poignée de mains à notre père nous rendaient fiers. Il y avait là de vrais artistes. L'un d'eux avait fait la maquette en métal noirci d'un Caudron Simoun qui est resté sur le bureau de mon père à la maison. Un autre Caudron avit été fait mais en bois et le socle était une "tranche" d'hélice. Maman avit eu comme cadeau d'un mécanicien un oeuf en bois pour repriser les chaussettes. Cet oeuf était tourné dans un moyeu d'hélice et c'est là que j'ai découvert qu'une hélice est faite d'une pile de planchettes superposées avec les fibres du bois croisées à 90° L'oeuf à repriser est un objet aujourd'hui obsolète mais qui était très utile. Enfilé dans la chaussette percée cet oeuf permettait de faire des reprises sans coudre les deux parois de la chaussette ensemble. Ces reprises ne se font plus. Heureusement pour les pauvres chinois qui verraient leur chiffre d'affaire divisé par quatre. Cependant en 1945 lorsque je me suis engagé dans l'armée on se servait du quart militaire bien connu pour repriser nos chaussettes!
À demain. Yvan