petite histoire
10 Janvier 2008 , Rédigé par AAR - AUBENASSON Publié dans #planeur-aar
Bonsoir. Comme promis, me voila pour le blog du soir.
En toute modèstie, je suis content de ma journée. Seul, je suis arrivé à déboucher presque totalement mes fontaines. (500 mètres de conduite). Demain matin, je pense que le trop-plein coulera.
Je vous ai raconté l'histoire du tigre de la Drôme. Ceci me permets d'enchainer sur la capacité de nos amis allemands à consommer des quantités énormes de ce carburant cher à Noé et à bien d'autres. Toujours dans les années fastes nous étions souvent invités à passer la soirée avec autour d'un feu de camp. C'était fort sympathique, ça nous permettait de mieux nous connaitre. Toute la communauté vélivole y participait; enfants, ados pilotes hommes, femmes jeunes et vieux. Et bien sûr on buvait qui de la bierre, qui de la clairette et les allemands surtout du bon rouge. Comme il n'y avait pas encore l'éléctricité; ils avaient tous près des tentes des petites caves faites encreusant dans le sol un rectangle plus ou moins profond permettent d'y mettre un grand nombre de bouteilles qui restait ainsi fraiches. Le tout était recouvert de feuilles puis de planchettes. Il est arrivé que les provisions n'étaient pas suffisantes et on a vu une bande de garçons partir à Saillans, réveiller à 2-3 heures du matin le gérant du Casino et revenir tout contents avec du Kiravi ou autre breuvage bas de gamme. Chose étonnante, le lendemain ils étaient presque tous frais et dispos pour voler et faire des épreuves Tout cela est aujourd'hui heureusement impensable. Mais cette bonne ambiance, cette camaraderie est bien amoindrie aussi. Où est le Bien où est le mois bien?
Une fois l'an à l'issue du stage les français organisaient un grand méchoui. C'était le gros truc. Nous avons embroché jusqu'à huit moutons! Mais avec la participation d'Orléans, de Villefranche, de Dijon, de Montargis et de Valence on y arrivait. Par les moyens du bord on avait installé une ligne électrique. La lumière attirait des vacanciers qui sans vergogne s'invitaient. J'ai souvenir d'avoir arrêté une femme qui partait avec un gigot sous le bras! Il nous fallut mettre le tampon du club sur le bras des invités. Comme dans toutes ces manifestations il y avait quelques joyeux lurons qui se chargaient de créer et d'entretenir une bonne athmosphère.
La soirée était la plupart du temps ponctuée par le salut du chauffeur du train Briançon-Paris. Nous avons appris plus tard que l'un de ces chauffeurs était vélivole.