meteo-récits-vaches
09:11. Bonjour. Même temps tous les matins. Couvert 8/8. T:7°.Les matinées ne sont pas merveilleuses mais les après-midi sont volables. La preuve en est sur la netcoupe où Gégé accumule les kilomêtres. Hier il semble être monté un peu plus au Nord jusq'au Cheylard. Chapeau!
Une vache pas drole du tout.
Toto, encore lui, était en l'air avec un bon Mistral. Comme de bien entendu, il y avait de l'onde qu'il a atteint de la pente Nord. Pour monter plus, il est passé derrière sur Saou et là ça montait fort. Du sol je voyais un magnifique lenticulaire. Toto approchait des 5.000m. Puis très soudainement et sans qu'on ai pu le prévoir, un orage violent est arrivé. Le lenticulaire était toujours là, magnifique, ensoleillé par le soleil couchant Mais un nuage de chapeau s'est formé sur la pente fermant la porte du retour. Le ciel s'est rapidement assombri, le tonnerre se mit à gronder, les éclairs à zébrer le ciel noir. La nuit approchait, tous les copains étaient partis les uns après les autres pensant que Toto allait rentrer sans tarder et que j'arriverais bien avec lui à rentrer le matériel. Mon inquiétude grandit car un retour n'était plus possible. Plus de contact radio. La nuit arrive. Toujours rien. Que faire? Prévenir les secours? Non, par pitié, pas encore! Je rentre à la maison une oreille au télephone et les yeux vers le ciel, vers la piste. Et toujours rien. Puis l'angoise. Ce n'est plus la peine de regarder dehors il fait nuit noire et il pleut à verse. Je ressort les consignes d'alerte et me prépare à declancher tout le système. Enfin, après je ne sais plus combien de temps, Toto m'appelle. Je suis très, très en colère et je le bombarde de reproches d'injures et tout et tout. Je vide mon sac avec violence. Puis il m'explique ce qui s'est passé. Lorsqu'il était à plus de 5.000, il s'est rendu compte de la vitesse à laquelle le temps se dégradait et a commencé sa descente. Voyant qu'il ne pouvait plus rentrer il décide de se poser à Saou où il avait vu un beau champ de luzerne. Dans ce champ, il y avait des agriculteurs qui ramassaient leurs ballots avant la pluie. Toto se décide donc de se poser près d'eux pour avoir de l'aide avec son planeur. Mais l'orage s'approchait. Des grosses gouttes commencaient à tomber. Toto se pose et va voir ses paysans qui se dépèchent de rentrer leurs ballots. Ils annoncent qu'ils aideront Toto dès qu'ils auront fini. Toto allait les aider lorsque des bourrasques de vent menacaient de retourner le planeur. Il a fallu vite retourner dans le planeur et...attendre, attendre en pensant à Yvan qui devait se faire du mouron! Aux recherches qui allaient être surement déclanchées. Puis nos braves gens sont revenus avec une bâche et des parapluies. Ils ont démonté le planeur et l'ont bâché. Et s'est seulement après que Toto a pu me télephoner. Mais quelle épreuve! Un vrai cauchemard que je ne souhaite à personne. Et pourtant cette insupportable attente, je l'ai vécu plusieurs fois. Cette année encore avec ce planeur allemand qui s'est crashé dans la forêt de Saou et que l'on a retrouvé que 5 jours après. Cependant je dois avouer que maintenant la pression est moins forte depuis qu'il y a des portables. En effet nos circuiteurs rentrent les derniers et lorsqu'ils sont loin, la radio avec le relief, ne passe plus d'autant plus que leur rentrée se fait assez souvent sur la pointe des pieds donc pas haut.
Boudiou, quel récit. J'en ai des frissons!!! Mais que le vol à voile est un sport passionnant et que de joies nous procure t'il.
Hier, nous avons eu la visite de Michel Klich accompagné de son frère. Il me charge de vous transmettre par ce blog ses amitiés. Il a mis aussi sur planeur.net une magnifique photo d'un coucher de soleil sur la Côte d'Azur avec vue sur la Corse. Magnifique.
À demain. Yvan