Met et pot
08:17. Bonjour. Sale temps couvert, gris et frais, T:1° Le peu de neige a fondu.
Les hélices (suite). Après avoir vendu le Bébé Jodel le club de Valence a acheté un Fournier RF3. Quel progrès: Cockpit fermé, train rentrant,radio. C'est le pilote d'essai Chauvreau qui nous l'a présenté et fait essayer. Il fut étonné de nous voir tous couper le moteur "pour voir" et certains faire des boucles dès le premier vol. Le gros inconvénient se révela être le train rentrant car nous on connaissait pas. Nous n'avions ni avion ni planeur équipé de la sorte. Donc pas de procédure ad-aequat. Et naturellement beaucoup se sont posé sur le gésier.
D'autres -coup classique- oubliaient de le rentrer après décollage et donc le rentraient à l'attero croyant bien faire. Heureusement cet avion avait le train que partiellement rentrant. La moitié environ de la roue restait dehors ce qui fait que la structure ne souffrait pas. À 3 ou 4 on soulevait l'avion et le train était sorti. Le Trésorier du club a payé la première hélice mais pas les autres. L'hécatombe continuait. On a même affiché au tableau de bord la facture. Pour maneuvrer ce train, il fallait d'abord le déverrouiller par un petit levier puis actionner un grand levier. C'était assez facile et pas trop dur. Mais la procédure était mal connue et il n'y avait pas d'étiquettes de position. Ce qui fait que certains oublaient de déverrouiller et forcaient sur le grand levier jusqu'à le tordre ce qui fait qu'on ne pouvait plus ni sortir ni rentrer le train. D'autres ne savaient comment était la position du levier. Il n'y avait ni marque rouge ni marque verte. Finalement on a découpé une fenêtre dans le puits de roue et mis un plexiglass. Et puis les pilotes se sont améliorés... Cet avion était très agréable à piloter, il était rapide et surtout économique. Un ennui peut être était la rigidité de l'aile. Une vraie poutre de bois dur! On prenait toute la turbulence. Il faisait surtout des vols locaux, quoique Toto se rendit un jour à Nice-Côte d'Azur au milieu des Boeing. Mais puisque j'évoque Toto cela me rappelle qu'au cours d'un stage à Aubenasson il faisait comme il se doit avec le MS 317 du slalom en rentrant de remorquage car le moteur cache toute visibilité devant. Nous on le regardait évoluer car en plus on venait de faucher la luzerne et la piste, non le champ, était parsemé de ballots de fourrage. On pensait tous que Toto dans ses zigzags voyait ces ballots. Eh bien non, il s'en ai payé un et VLAN l'hélice part en mille et quelques morceaux. Personne n'a été touché. Une chance inouïe car il y avait une trentaine de visiteurs à 30 mêtres de là. Evidement ce fut un échange fourni d'invectives de part et d'autre. Sans parler du Trésorier!...
À demain. Yvan