meteopotin
21 Février 2007 , Rédigé par AAR - AUBENASSON Publié dans #planeur-aar
8:57. Bonjour. Ciel couvert, vent du Sud brise d'Est T:3°
Les aventures de Jules. Suite et fin.
La deuxième partie de la descente fut extrèmement pénible car la masse d'air très instable provoquait des turbulences difficelement controlables, ce que mon barographe'a pas apprécié et cette partie du vol ne fut pas enregistrée. L'inquiétude régna à bord au sujet de l'arrivée sur la planète dans de telles conditions.
Heureusement, à 150m. du sol tout rentra dans l'ordre et l'atterrissage se déroula correctement à coté de paysans qui terminaient la moisson. Ces derniers, aimables, m'aidèrent à démonter le planeur et à le ranger dans un hangar. Après quoi je suis allé dîner en leur compagnie, dans la cuisine d'un vieux château dont l'intérieur était resté le même depuis plus d'un siècle. Suite à mon aventure, ce château devint un lieu de pélerinage pour les allemands et les hollandais qui n'en croyaient pas leurs yeux.
Ce n'est que vers 3 heures du matin que les dépanneurs qui s'étaient perdus plusieurs fois firent irruption dans la cour du château. Ils étaient hilares et me posèrent quelques questions sur l'origine de ces formidables rabattants qui m'obligeaient à me poser en campagne après être monté à 6.000m. à proximité du terrain. Dans mes explications je n'ai pas cherché à me disculper car il fallait bien que la leçon profite à tous.
Cette nuit là, le chant des grillons me harcela. Mes oreilles n'ayant pas apprécié la descente trop rapide des 6.000m.
Si l'on devait dégager une morale de ces aventures ce serait pour le vol à Saint-Auban de surveiller son language ( l'ascenseur à couillons) en fonction du milieu dans lequel on évolue et pour le gain du "F" de n'oublier jamais la rigueur dans la préparation du vol (masque mal accroché, baro idem, force du vent d'où dérive).
N'ayant pas de radio pour prévenir la "meute" des bonnes ascendances, je fus le seul à réaliser les 5.000.!
Raymond Bardeau dit "Jules"