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Pour changer.

16 Février 2007 , Rédigé par AAR - AUBENASSON Publié dans #planeur-aar

Voici un récit des aventures aeronautiques de Raymond Bardeau. Raymond dit"Jules" est un pilote d'Orléans à qui est arrivé pas mal de bricoles comme à beaucoup; mais comme il a un talent fou pour les raconter on les retient, on s'en régale. Dernierement il m'a envoyé ce récit.

Les mésaventures d'un vélivole obsédé par la réalisation d'un gain de 5000m

Première partie: La bêtise. Dans le monde du vol à voile, mis à part les magnifiques paysages survolés dans le silence, l'intérêt de se sport réside dans le fait que rien n'est acquis d'avance. Tout dépend de la volonté du pilote et de son expérience, les performances dans cette discipline n'ayant pour le moment aucune limite.

Partant de ce principe, le passionné licence en poche, entreprend la chasse aux insignes de performances, particulièrement en ce qui concerne les altitudes "E", gain de 3000m et "F" gain de 5000m. Ces dernières sont impossibles à réaliser en plaine, c'est donc vers des centres spécialisés appelés vulgairement "ascenseurs à couillons" que le vélivole se dirige.

N'ayant pas échappé à cette règle, je me suis retrouvé un beau jour du mois de juin 1964 en stage au Centre National de Saint-Auban, en compagnie de deux camarades su club de Saran (Orléans)

Les formalités d'arrivée accomplies, le Chef-Pilote nous convoqua dans son bureau pour quelques renseignements sur la vie de notre club, et lors d'uneconversation sur les critères de sélection pour les championnats j'ai stupidement annulé ma chance d'altitude en précisant que dans notre club on ne tenait pas compte des performances d'altitude car celles-ci étaient réalisées dans des "ascenseurs à couillons" Ce n'était pas très gentil de ma part car même dans ces centres l'ascenseur n'est pas toujours aisé à prendre et tombe en panne.

Quelques jours plus tard nous fûmes réveillés, le matin, par une musique bien connue dans la région qui à défaut d'être symphonique laisse présager ce que le vélivole vient chercher, son gain d'altitude, sa majesté "Mistral" était présent. La journée qui suivit tint ses promesses et vers 16h. mes deux camarades plafonnaient entre 6500 et 7000m. Quand à moi, par la volonté du chef-pilote qui avait donné des ordres très précis, je volais beaucoup plus bas. On ne m'avait pas attribué de planeur pour prendre l'ascenseur.

*** J'étais en quelque sorte le "couillon" de la journée***

La suite au prochain numéro.

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