3/9/09
09:00. Bonjour. Temps couvert 8/8. Vent du Sud. Brise de vallée nulle.
La série d'accidents de planeurs et surtout de motoplaneurs interroge tout le monde.
Un débat interressant se passe sur Planeur.net.
Certains souhaitent une réglementation.
D'autres réclament un vol de contôle.
Revoila donc les YAKA et les FAUKON.
J'ai été tenté de rajouter à ce débat mon grain de sel; mais j'ai été plusieurs fois remis en place et cela m'a rendu plus méfiant et modeste.
C'est pourquoi je m'exprime seulement par ce blog.
D'abord un constat. La France et en particulier le sud-est reçoit en été un nombre important de pilotes de planeurs où les allemands dominent. Et il y a aussi de plus en plus de motoplaneurs appartenant le plus souvent à des personnes privées.
À mon humble avis une réglementation ne serait pas une solution pour éviter ces accidents car ce ne pourrait qu'ètre un contrôle des compétences au vol en montagne. Or les accidents sont souvent inexpliqués étant dus à une mauvaise décision à un moment délicat du vol.
Un vol de contrôle en circuit-montagne permettrait certes de juger; mais qui va le faire? Il n'y aurait pas assez d'instructeurs competents pour controler les pilotes français et encore moins pour controler les étrangers.
Avons-nous le droit d'imposer des contraintes à un pilote qui est en règle avec la réglementation (de même que l'on ne peut pas exiger des chassures adèaequat à un randonneur.)
Je croierais à toutes ces initiatives lorsque l'on m'aura expliqué les nombreux, trop nombreux accidents de nos pilotes "moustachus".
Lors des obsèques dernierement de deux de ces pilotes experimentés, dirigeants de clubs ou de compétition; tout le gratin vélivole sur place ce jour là discutait des causes possibles... mais toujours inexpliquées.
Pour moi, je me contente de dire qu'il n'y a pas grand chose à faire si ce n'est de tenir compte de:
La loi terrible des séries noires.
La dangeriosité évidente et mal prise en compte du vol en montagne.
(N'y a t-il pas plus d'alpinistes morts en montagne que de vélivoles?)
La routine pour certains, l'accoutumance pour d'autres.
Le fait pour les motoplaneurs qu'un moteur de 60kgs ou plus dans le dos ne peut qu'aggraver l'impact au sol.
Bien sûr il faut ajouter tous les facteurs aggravants bien connus (fatigue, chaleur, soif, altitude, durée et les trop fameux facteurs humains difficilement quantifiables).
Voila ce que j'avais à dire. J'aimerais avoir votre opinion.
Yvan.