12 juillet 2009
Voila la suite des aventures vécues ces derniers jours avec l'annonce par un pompier puis par les gendarmes d'un avion posé aux Trois Becs.
Les textes qui suivent émanent du pilote de l'appareil qui a accompagné moralement "l'accidenté".
Le deuxième texte est de celui qui a été aux vaches.
Bonsoir à tous,
J'écris ce petit mot ce soir car je viens de vivre un moment riche d'enseignement et j'ai peur d'omettre plus tard des informations.
Il était vers les 17h30 et j'approchais de Faucon où je voulais atterrir. J'étais passé sur la fréquence montagne (130.00) quand j'entends un appel de détresse ou le pilote essayait sous l'emprise d'une forte émotion (il y avait de quoi) de m'expliquer qu'il venait de perdre l'hélice et que son aile se déchirait. Il avait visiblement du mal à tenir son avion et peur de partir en vrille. Je voulais le rassurer mais c'était pas évidant. Je voulais également, absolument savoir où il se trouvait car il parlait du Vercors et un moment des 3 becs où j'étais proche. Compte tenu de ce moment "délicat" il n'a pas su me répondre. Je lui ai dis de passer sur 121.5 où j'ai suivi, n'entendant pas immédiatement le message de détresse, j'ai lancé un Mayday en relais. Un avion Air France m'a répondu et a fait suivre l'info, j'imagine à son contrôle. A ce moment l'avion en détresse est arrivée sur 121.5 et a essayé à nouveau avec angoisse d'expliquer sa situation. Je vous avoue que j'étais assez bouleversé, mais je pense ne pas l'avoir montré, et j'ai eu du mal à mémoriser son indicatif qu'il a fallu que j'écrive. J'essayais toujours de savoir sa position et se fut pendant plusieurs minutes, le silence. J'appelais et j'appelais encore. Un autre avion a essayé d'appeler aussi, il m'a plutôt gêné qu'aidé, je lui ai d'ailleurs dis. A ce moment là je pensais que l'avion s'était scraché. Comme à un moment il m'a annoncé 5000' j'en ai déduit que vraisemblablement il devait être près du Glandasse vers où je mis le cap. Et puis oh bonheur, sa voix se fit entendre et m'annonce très euphorique qu'il avait réussi à poser l'avion et qu'il n'avait rien de cassé. Air France arrête le Mayday et nous, nous repassons sur le 130.00. Nous conversons quelques instants voulant encore savoir où il se trouvait et me parlait de remontés mécaniques. Il n'a pas su me dire, mais a su me dire qu'il avait fait l'atterrissage de montagne de sa vie.Je veux bien le croire. Après on s'est perdu mais le sachant en forme je n'avais plus d'inquiétude. J'étais heureux pour lui. J'ai fait un posé à Faucon et un autre à la Motte pour boire un Coca et réfléchir à événement. Ai je bien géré, je ne sais pas. étais ennuyé de ne pas trouver des mots pour le rassurer et de ne pouvoir rien faire énervait. J'aurai aimé lui expliquer comment faire, mais je ne savais pas. Par contre il y a 2 choses que j'aurai du lui demandé et que je n'ai pas fait et je m'en veux. Quiz : c'est quoi ?
L'histoire se termine qu'avec de la casse matériel donc bien et bravo au pilote qui malgré son angoisse a bien su gérer l' atterrissage. Bonsoir à tous et j'attends vos réponses au quiz. Roy
Les amis,Je rentrai d’une journée de boulot sans histoire où j’avais été avec le mousquetaire à st auban.Travaillant avec une Ste du coin, j’ai la chance de pouvoir faire ce vol une fois par semaine, tant avec le mous qu’avec le piper Bomb que beaucoup d’entre vous connaissent.J’y vais parfois avec des météo pas trop top, rentrant parfois bas, parfois bien secoué ;Mais hier calme et simple.J’étais base des nuages 6000 pieds.Ma nav pour moi était finie, j’avais les trois becs en vue sur ma gauche, je n’avais plus qu’à descendre tranquille jusqu’à Romans.Calme, zen …BRanggg !!! Puis hurlement moteur, film de guerre.Je suis en vrille vers la droite, je n’ai plus d’hélice ; par réflexe je réduis, le moteur s’arrête.Je suis mort. Terrifié.Pied à fond gauche, manche secteur avant, ressource, sortie de vrille après deux tours.Coup d’œil à droite, horreur, mon aile est lacérée, mon aileron est ouvert en deux.Je stabilise à plat, 130 à l’heure. L’avion embarque à fond à droite malgré mon pied sur le palonnier gauche. Je lutte contre la panique. Je suis 5000 pieds face au sud. Je n’ose plus faire autre chose, je ne veux plus incliner l’avion.Mayday, Mayday sur 130.00. J’air peur, je le dis. J’ai peur de repartir en vrille. J’ai peur de mourir. Roy, merci d’avoir été là, je ne vais pas répéter notre échange toutefois :Position : Je comprends ton désir pour être là, pour aider, mais je ne savais pas exactement.Pour avoir été dans l’autre position, ce qui m’aurais aidé :Des choses simples : ton nom, que tu me demandes le mien.Que tu dises, je m’occupe du mayday, concentre toi sur ton avion, tu vas y arriver, as-tu trouvé un champ ?J’avais besoin de choses évidentes et non pas de charge sup., c’est pourquoi je n’ai plus suivi l’échange avec le vol AF,J’étais occupé. Mais Roy tu as bien sur été là. Face au sud donc, ailes à plats, mais devant il n’y a que roches et forêt.Putain Yves trouve un champ, tu ne vas pas mourir. Tu pilotes. Ton point fort est sans conteste la mania, bats toi !A gauche au dessus du village, un petit champ en pente.Au pieds, a plat, demi tour, je ne suis plus bien haut, ne pas décrocher sur le village ! Vitesse, merde, vitesse.Dans l’axe, bonne hauteur. Le champ merde, trop de pente première partie, je viens de perdre un tiers de ma piste.Je n’ai pas voulu sortir les volets, trop peur de rompre cet équilibre instable. Donc 130, jusqu’au bout.Point d’aboutissement bien plus bas. Ne lâche pas, ne lâche pas !Arrondi sur la vitesse, touché les roues cinq mètres après la cassure, tenir, déjà le bout, les arbres.Comme avec les skis, courbe à droite pour gagner de la distance.Et silence.Puis hurlement. De joie. Je suis vivant. Pas blessé. Même pas pété l’avion !Oui Roy attero de ma vie.Au fait à c’était à Valdrome.Cela a duré cinq mn. Le reste ne fut que du bonheur, de la gentillesse de tous au passage d’un Rafale battant des ailes à cent mètres sur mon axe.Pas dormi, trop de départ de vrilles.Ce matin 9h seul dans le piper.La montagne est toujours aussi belle.Bon vol à tous.Yves
Une formation montagne est un plus non négligeable.
Le pilote, Yves, est de Romans. Ses copains l'ont efforcé de revoler dès le lendemain.
Il faudrait que je le recontre pour que nous fassions un club des "Sans Hèlices" avec Président d'honneur Toto, à titre posthume et son jumeau Yvan. Si vous en connaissez d'autres; faites le moi savoir car
PLUS ON EST DE FOUS PLUS ON RIGOLE