Blog du 10/3/08
22:06. Bonsoir. Il n'a pas fait beau de toute la journée. Ce ne sera pas mieux demain parait-il.
Yvan fut de mauvais poil toute la journée. Cela me déplait de le dire car je sais que certains qui vont lire la suite sont concernés mais ma responsabilité ici m'oblige à le faire. Voila les faits.
Hier soir je vous ai fait part de mon souci lors du remorqué de l'ASH 25. J'en ai mal dormi bien sûr me demandant si on pouvait supprimer les peupliers qui nous gènent. Je me demandais aussi si il nous fallait pas un remorqueur plus puissant ou s'il fallait refuser les grandes plumes.
Et puis ce matin j'en ai parlé à Werner et lui ai fait part de mes inquiétudes. C'est alors qu'il m'a dit son étonnement de ne pas m'avoir entendu à la radio au cours de nos problèmes de remorquage. Moi, je ne voulais pas le distraire et étais surtout occupé à faire pour le mieux. C'est alors qu'il m'a révelé qu'il avait les aerofreins ouvert et qu'il s'en ai aperçu seulement lorsque à Aouste, un coup de tabac les à fait sortir en plein. Cela m'a rendu furieux car cela aurait bien pu mal se terminer. Je ne comprends pas que deux pilotes confirmés dont un moniteur sur une telle machine au décollage délicat puissent avoir une telle négligence dans des conditions meteo aussi particulières. Et de ne s'en apercevoir que cinq minutes après.Ils doivent bien avoir comme nous une chek-list.
Bon aujourd'hui, je les ai tiré malgré les Trois Becs accrochés et une longue attente pour que Rochecolombe soit dégagé. La turbulence était forte mais à mon gout, c'est sutout que les conditions meteo étaient mauvaises dans la cuvette de Bourdeaux et toutes les crêtes alentour étaient accrochées.
Au retour, j'ai pris encore de très fortes turbulences qui m'ont obligé de réduire presqu'à fond les gaz. Je suis rentré à 160 seulement. L'atterrissage fut sportif aussi et cela entraina pour moi le refus de poursuivre ces remorquages. J'ai expliqué au pilote du planeur prêt à partir ma décision qui a été acceptée sans aucune objection. Lorsque le planeur est rentré, le pilote tout content de lui m'a montré alors le dépouillement de son enregistrement de vol. Tout en restant dans la cuvette de Bourdeaux, il a fait plusieurs allers et retours sur en gros l'axe Soyans - Couspeau et cela, grâce aux vent; à grande vitesse.
Sur la Coupe journalière allemande (OLC), il a réalisé en France le seul vol homologué de la journée. A savoir un circuit en aller et retour de 130kms à la vitesse moyenne de 97kms/h.
Je suis désolé de peut-être le décevoir mais pour ma part, je ne vois pas trop le côté sportif de ce vol. Mais il est vrai que cela lui apporte des points... Chacun est libre de faire les vols qu'il veut.
À demain. Yvan
Yvan fut de mauvais poil toute la journée. Cela me déplait de le dire car je sais que certains qui vont lire la suite sont concernés mais ma responsabilité ici m'oblige à le faire. Voila les faits.
Hier soir je vous ai fait part de mon souci lors du remorqué de l'ASH 25. J'en ai mal dormi bien sûr me demandant si on pouvait supprimer les peupliers qui nous gènent. Je me demandais aussi si il nous fallait pas un remorqueur plus puissant ou s'il fallait refuser les grandes plumes.
Et puis ce matin j'en ai parlé à Werner et lui ai fait part de mes inquiétudes. C'est alors qu'il m'a dit son étonnement de ne pas m'avoir entendu à la radio au cours de nos problèmes de remorquage. Moi, je ne voulais pas le distraire et étais surtout occupé à faire pour le mieux. C'est alors qu'il m'a révelé qu'il avait les aerofreins ouvert et qu'il s'en ai aperçu seulement lorsque à Aouste, un coup de tabac les à fait sortir en plein. Cela m'a rendu furieux car cela aurait bien pu mal se terminer. Je ne comprends pas que deux pilotes confirmés dont un moniteur sur une telle machine au décollage délicat puissent avoir une telle négligence dans des conditions meteo aussi particulières. Et de ne s'en apercevoir que cinq minutes après.Ils doivent bien avoir comme nous une chek-list.
Bon aujourd'hui, je les ai tiré malgré les Trois Becs accrochés et une longue attente pour que Rochecolombe soit dégagé. La turbulence était forte mais à mon gout, c'est sutout que les conditions meteo étaient mauvaises dans la cuvette de Bourdeaux et toutes les crêtes alentour étaient accrochées.
Au retour, j'ai pris encore de très fortes turbulences qui m'ont obligé de réduire presqu'à fond les gaz. Je suis rentré à 160 seulement. L'atterrissage fut sportif aussi et cela entraina pour moi le refus de poursuivre ces remorquages. J'ai expliqué au pilote du planeur prêt à partir ma décision qui a été acceptée sans aucune objection. Lorsque le planeur est rentré, le pilote tout content de lui m'a montré alors le dépouillement de son enregistrement de vol. Tout en restant dans la cuvette de Bourdeaux, il a fait plusieurs allers et retours sur en gros l'axe Soyans - Couspeau et cela, grâce aux vent; à grande vitesse.
Sur la Coupe journalière allemande (OLC), il a réalisé en France le seul vol homologué de la journée. A savoir un circuit en aller et retour de 130kms à la vitesse moyenne de 97kms/h.
Je suis désolé de peut-être le décevoir mais pour ma part, je ne vois pas trop le côté sportif de ce vol. Mais il est vrai que cela lui apporte des points... Chacun est libre de faire les vols qu'il veut.
À demain. Yvan
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