17:30.
Bonjour.
Ben oui ! les paons volent toujours. Hier soir, à la nuit, nous avons été mettre une bâche sur la cuve qui sert de cage à Madame paon. On a bien fait car ce matin il neigeait. On l'a même relachée. Ceci étant donné que le mâle ne risquait pas de se prendre le mécanisme de le cage pouvant bien être défaillant. Nous attendons des jours meilleurs.
Comme annoncé à l'occasion du beau vol de Gégé; voici ce qui s'est
fait à Aubenasson lors des differentes tentatives de grands vols.
C'était l'époque où les grands circuiteurs faisaient encore essentiellement des distances en ligne droite. Plusieurs en arrivant sur Rochecourbe étaient enthousiasmés par les ascendances qui perduraient en fin de journée. Cela leur donna l'idée de passer la nuit sur la pente et de repartir le lendemain.
Le premier fut le champion suisse Nietlispach. Il faisait à cette époque des vols en groupe de 300 bornes Grenchen-Valence mais son projet fut vite abandonné. Puis ce fut Éric Thellier avec un projet un peu plus élaboré.
Enfin un équipe allemande qui volait ici en été. Là, ce fut l'organisation qui nous fit perdre la guerre en 40. Tout semblait pévu: les projecteurs, les balises, la manche à air éclairée les radios, un balisage en bas sur la piste. Du sérieux. Nous reçûmes des photos où tout le matériel était présenté. Chapeau !
De notre côté, on voulait pas rester en rade. On envisagea d'abord de mettre une manche à air. Ce fut une expedition terrestre laborieuse terminée sur la crête par un magnifique mais violent orage qui nous obligea de rentrer en vitesse trempés jusqu'à la moële. Seul un des frères Poentis enroulé dans la manche à air fut quelque peu préservé. La Globule me relate une expédition avec une brouette vers le chapelle St Médard? Je n'en ai pas souvenir; mais en commentaire, il va bien nous raconter
Tout ces projets aussi élaborés soient-ils furent lamentablement abandonnés avec le vol prodigieux des frères Gerbaud Vinon-Rochecourbe-Fèz. Voila bien la valeur de ces deux pilotes qui avaient concocté discretement ce vol. Pour moi ce qui m'a le plus frappé; c'est l'astuce de remonter de Vinon à Rochecourbe pour trouver l'onde qu'ils ont gardé durant tout le vol.
Ce fut un grand pas pour les circuiteurs français.
Plus modestement Toto fit plusieurs fois en hiver des aller-retour vers Gap, Briançon. Il trouvait ces vols faciles.
L'hiver serait-il enfin là ? J'aime pas; mais pour l'agriculture c'est nécessaire.
Soyez prudents sur la route, gare au verglas.
Yvan
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